Sommet des trois bassins forestiers tropicaux: Henri Djombo lance un appel à la mobilisation de l'Etat camerounais et des différents partenaires
Son excellence Henri DJOMBO, Ministre congolais de l’Economie Forestière et du Développement durable interpelle l’opinion publique camerounaise et les partenaires à se mobiliser pour une gestion durable des forêts tropicales.
Comme prélude à l’organisation du sommet des trois bassins forestiers tropicaux, le Ministre congolais de l’Economie Forestière et du Développement a tenu hier à l’hôtel Hilton de Yaoundé, une conférence de presse au cours de laquelle il a lancé un appel non seulement à l’Etat camerounais et à l’opinion publique, mais aussi aux différents partenaires de la COMIFAC de la nécessité de s’unir pour une gestion durable des forêts tropicales.
D’entrée de jeu, le Ministre congolais a clairement expliqué que tous les pays de la sous-région sont invités à ce Sommet, et pour organiser cet événement, le Congo s’associe à tous les pays qui peuvent contribuer soit financièrement, soit matériellement ou intellectuellement. Il a par la suite souligné que le caractère symbolique du Cameroun qui abrite le siège de la COMIFAC (Commission des Forêts d’Afrique Centrale) justifie son choix de commencer en priorité son plaidoyer au Cameroun.
Le Ministre a en outre fait la descriptive des différentes étapes qui ont précédé la décision d’organiser ce Sommet à Brazzaville et a également défini son objectif. En effet, ce Sommet a pour objectif l’établissement d’une coopération Sud-Sud, d’une part, et Nord-Sud, d’autre part, en vue d’une gestion durable des écosystèmes forestiers des Bassins du Congo, d’Amazonie et du Bornéo-Mékong, et pour contribuer à la régulation et à la stabilisation du climat planétaire, la lutte contre la pauvreté et le développement économique des pays concernés.
Les objectifs spécifiques de ce Sommet consistent à s’informer sur l’état des ressources forestières des Bassins ; à favoriser la signature du traité de coopération entre les Bassins comme plate-forme formelle de concertation et d’échanges sur les questions forestières et climatiques ; à adopter une déclaration commune sur les forêts tropicales, le climat et le développement durable, dans le cadre des négociations du futur accord sur le climat à Durban (Afrique du Sud) et des préparatifs du Sommet de Rio+20 au Brésil.
Répondant aux différentes questions des journalistes camerounais, le ministre congolais a beaucoup insisté sur la promotion de la gestion durable. Il a d’ailleurs souligné que « le Bassin du Congo, ce n’est pas seulement la forêt, mais aussi l’eau et les animaux de toutes espèces ». Il pense que le Bassin du Congo a intérêt d’être protégé afin d’éviter la déforestation. La politique appropriée dans la lutte contre cette déforestation est celle de l’aménagement des ressources forestières en dotant chaque pays des réglementations et des documents de planification en matière de gouvernance forestière. « Les forêts seront toujours exploitées, mais durablement pour qu’elles soient régénérées » a-t-il insisté. C’est pourquoi les pays doivent s’unir, « il faut une Afrique Unie pour influencer les autres et mieux se vendre » a-t-il ajouté.
Toutefois, le Ministre congolais s’est plaint du fait que les Gouvernements ne mettent pas assez d’argent dans le domaine de la conservation. Il attend donc une contribution active du Cameroun pour l’organisation de ce sommet.
La conférence a pris fin sur le mot de clôture prononcée par Cléto NDIKUMAGENGE, de la facilitation canadienne qui a pris la décision d’accompagner le Ministre dans cette initiative de plaidoyer, notamment dans la conscientisation, la communication et la mobilisation.