Signature du protocole d’accord de coopération entre la République du Cameroun et la République du Tchad pour la création du complexe transfrontalier Bouba N'Djida et Séna Oura
Yaoundé-Cameroun,02 Août 2011
Leurs Excellences Elvis NGOLLE NGOLLE, Ministre des Forêts et de la Faune du Cameroun, et Hassan TERAP, Ministre de l’Environnement, de l’Eau et des Ressources Halieutiques du Tchad ont procédé à la signature d’un protocole d’accord de coopération portant sur la création et la gestion concertée du complexe transfrontalier Bouba N'Djida et Séno Oura ce mardi 02 août 2011 à l’Hôtel Hilton de Yaoundé.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, du représentant du RAPAC, et des différents partenaires au développement.
Prenant la parole en premier lieu, Mr Raymond Mbitikon, Secrétaire Exécutif de la COMIFAC a souligné l’importance de la cérémonie par rapport au mandat de la COMIFAC. En effet, le Secrétaire Exécutif a fait un parallélisme entre l’événement et les efforts déjà consentis en matière de création et de gestion concertée des aires protégées qui sont l’une des priorités de la COMIFAC dans la mise en œuvre de son Plan de Convergence. D’après l’orateur, le binational Bouba N'Djida et Séno Oura vient renforcer le nombre des complexes transfrontaliers d’aires protégées existants comme le TNS (Tri national Sangha) entre le Cameroun, le Congo et la RCA ; le TRIDOM (Trinational Dja-Odzala-Minkébé) entre le Cameroun, le Congo et le Gabon sans oublier le binational Lac Télé-Lac Tumba entre le Congo et la RDC... « Les expériences de gestion du TNS et autres complexes pourraient être capitalisées au profit du binational Bouba N’djida et Séna Oura » a-t-il expliqué.
Le Ministre tchadien, Hassan TERAP a pour sa part souligné la nécessité d’une gestion concertée des aires protégées dans une perspective de lutte contre le braconnage. Selon le Ministre tchadien, le Cameroun et le Tchad sont tous confrontés aux mêmes défis de gestion des ressources naturelles, et qu’il est temps de raffermir les relations de coopération entre les deux pays pour une meilleure harmonisation des politiques stratégiques de gestion des écosystèmes.
Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation tchadienne, le Ministre Camerounais à son tour, a parlé des appuis multiformes qu’apportent les partenaires au développement dans gestion des ressources naturelles. Il a fait un bref aperçu du contexte de la cérémonie en rappelant les phases qui ont ponctué ce processus avant d’aboutir aujourd’hui à la création du binational Bouba N’Djida et Séna Oura. Insistant sur l’axe 4 du plan de convergence, le Ministre NGOLLE NGOLLE a signifié que l’Afrique compte désormais 45 millions d’hectares d’aires protégées, ce qui représente des grands enjeux environnementaux et économiques. Selon lui, « le développement est aussi lié à la qualité de nos ressources naturelles ». Aussi, a t-il poursuivi d’un ton rassurant « Notre pays est très impliqué dans la gestion concertée des aires protégées...la lutte contre le braconnage des cavaliers professionnels demeure nos défis majeurs ».
Dans cette perspective, le Ministre au même titre que le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC ont saisi l’occasion pour lancer un vibrant appel aux différents partenaires pour soutenir la conservation de la biodiversité et de contribuer à l’aménagement d’une économie verte pour le Tchad.
Pour ce nouveau complexe transfrontalier, le Ministre camerounais a demandé à tous les acteurs d’avoir une vision globale pour soutenir les initiatives en matière de conservation des ressources naturelles.
A titre de rappel, la signature de cet accord relatif à la création du binational d’Aires Protégées Bouba N’Djida et Sena-Oura, est l’aboutissement d’un processus qui a commencé depuis 2007 entre le Cameroun et le Tchad sous l’initiative de la COMIFAC avec l’appui financier et technique de la GIZ. Le RAPAC a été également impliqué dans le processus à travers son rôle de facilitateur auprès des différents acteurs concernés.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, du représentant du RAPAC, et des différents partenaires au développement.
Prenant la parole en premier lieu, Mr Raymond Mbitikon, Secrétaire Exécutif de la COMIFAC a souligné l’importance de la cérémonie par rapport au mandat de la COMIFAC. En effet, le Secrétaire Exécutif a fait un parallélisme entre l’événement et les efforts déjà consentis en matière de création et de gestion concertée des aires protégées qui sont l’une des priorités de la COMIFAC dans la mise en œuvre de son Plan de Convergence. D’après l’orateur, le binational Bouba N'Djida et Séno Oura vient renforcer le nombre des complexes transfrontaliers d’aires protégées existants comme le TNS (Tri national Sangha) entre le Cameroun, le Congo et la RCA ; le TRIDOM (Trinational Dja-Odzala-Minkébé) entre le Cameroun, le Congo et le Gabon sans oublier le binational Lac Télé-Lac Tumba entre le Congo et la RDC... « Les expériences de gestion du TNS et autres complexes pourraient être capitalisées au profit du binational Bouba N’djida et Séna Oura » a-t-il expliqué.
Le Ministre tchadien, Hassan TERAP a pour sa part souligné la nécessité d’une gestion concertée des aires protégées dans une perspective de lutte contre le braconnage. Selon le Ministre tchadien, le Cameroun et le Tchad sont tous confrontés aux mêmes défis de gestion des ressources naturelles, et qu’il est temps de raffermir les relations de coopération entre les deux pays pour une meilleure harmonisation des politiques stratégiques de gestion des écosystèmes.
Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation tchadienne, le Ministre Camerounais à son tour, a parlé des appuis multiformes qu’apportent les partenaires au développement dans gestion des ressources naturelles. Il a fait un bref aperçu du contexte de la cérémonie en rappelant les phases qui ont ponctué ce processus avant d’aboutir aujourd’hui à la création du binational Bouba N’Djida et Séna Oura. Insistant sur l’axe 4 du plan de convergence, le Ministre NGOLLE NGOLLE a signifié que l’Afrique compte désormais 45 millions d’hectares d’aires protégées, ce qui représente des grands enjeux environnementaux et économiques. Selon lui, « le développement est aussi lié à la qualité de nos ressources naturelles ». Aussi, a t-il poursuivi d’un ton rassurant « Notre pays est très impliqué dans la gestion concertée des aires protégées...la lutte contre le braconnage des cavaliers professionnels demeure nos défis majeurs ».
Dans cette perspective, le Ministre au même titre que le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC ont saisi l’occasion pour lancer un vibrant appel aux différents partenaires pour soutenir la conservation de la biodiversité et de contribuer à l’aménagement d’une économie verte pour le Tchad.
Pour ce nouveau complexe transfrontalier, le Ministre camerounais a demandé à tous les acteurs d’avoir une vision globale pour soutenir les initiatives en matière de conservation des ressources naturelles.
A titre de rappel, la signature de cet accord relatif à la création du binational d’Aires Protégées Bouba N’Djida et Sena-Oura, est l’aboutissement d’un processus qui a commencé depuis 2007 entre le Cameroun et le Tchad sous l’initiative de la COMIFAC avec l’appui financier et technique de la GIZ. Le RAPAC a été également impliqué dans le processus à travers son rôle de facilitateur auprès des différents acteurs concernés.