Après huit ans de mise en oeuvre, le PACEBCo capitalise ses acquis

Placé sous le Haut Patronage de Monsieur Francisco MBA OLO BAHOMONDE, Ministre des Forêts et de l’Environnement de la République de Guinée Equatoriale, l'atelier de capitalisation des produits du Programme d'Appui à la Conservation des Ecosystèmes du Bassin du Congo (PACEBCo) s'est tenu à Oyala en Guinée Equatoriale du 14 au 16 juin 2017. Avec pour objectif global de partager les connaissances acquises et confronter les expériences accumulées tout au long de la mise en œuvre du PACEBCo, afin de tirer les enseignements et de capitaliser les leçons susceptibles d’être utiles tant à d’autres programmes actuels et futurs qu’à des organisations partenaires de la sous-région, cet atelier a été organisé conjointement par la CEEAC et la COMIFAC avec l'appui financier de la BAD.

Conformément à l’agenda, les communications se sont faites en sessions plénières suivies des échanges et des travaux de groupes.
 
Les communications en plénière ont porté sur les points suivants : (i) Les réalisations du Programme par composante, (ii) le profil pays des réalisations et acquis du Programme pour le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, le guide d’appropriation des ouvrages et des exemples de cas pratiques, (iii) les interventions des partenaires du Programme, notamment dans le cadre des conventions CEEAC-RAPAC, CEEAC-EFG, CEEAC-CIFOR, CEEAC-CEFDHAC, les contrats INDEFOR, ANPN et les sous-contrats EFG, WCS, (iv) les leçons apprises de la mise en œuvre du Programme. 
Ces communications ont mis en exergue les nombreux acquis du Programme au profit des pays et des populations locales, et dont le taux de réalisation est estimé à plus de 90%.  Entre autres acquis, l’on peut citer : (i) des infrastructures telles des Centres d’Etudes et de recherche écologiques, les centres multifonctionnels comme leviers du développement local dans les paysages, les postes de garde pour la surveillance et le suivi écologique des aires protégées, les bureaux des Antennes locales du Programme ; (ii) diverses formations et dotations d’équipements aux Ecoles de formation, et aux institutions nationales et sous-régionales, la formation des écogardes et des cadres à travers l’octroie des bourses; (iii) le renforcement des capacités des populations riveraines en matière d’adaptation aux changements climatiques par la mise en œuvre des projets pilotes REDD+; (iv) l’amélioration des conditions de vie des populations grâce à la mise en œuvre du Fonds de Développement Local (FDL) qui a facilité l’accès des populations aux services sociaux de base à travers la construction de multiples forages, des écoles et des dispensaires.
 
De même, les capacités de l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC) ont été renforcées, et des outils structurants ont été développés au profit de la sous-région. On peut citer entre autres : (i) des contributions pour la révision du Plan de convergence période 2015-2025 ; (ii) l’Etude prospective à l’horizon 2040 sur les Ecosystèmes du Bassin du Congo ; (iii) la mise en ligne d’une plateforme informatisée de suivi de la mise en œuvre du Plan de Convergence à l’usage de tous les acteurs de la sous-région, comme outils d’aide à la décision. Par ailleurs, la communication environnementale sous-régionale a été améliorée par la mise en œuvre du Plan de communication de masse et des appuis au Réseau des Communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique Centrale (RECEIAC).
 
La participation des organisations de la société civile, en particulier les réseaux des femmes, des populations autochtones et des jeunes, à la gestion durable des ressources naturelles a été améliorée grâce aux appuis à ces réseaux pertinents de la Conférence sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC).
 
De même, ces présentations ont mis en relief des difficultés et contraintes rencontrés dans la mise en œuvre du Programme. Quelques-unes de ces contraintes portent entre autres sur : (i) les lenteurs dans la justification des fonds reçus par les partenaires d’exécution de certains volets d’activités du Programme, ce qui a entrainé un blocage dans le fonctionnement du Programme ; (ii) la complexité du montage institutionnel, avec la multiplicité des acteurs à plusieurs niveaux d’intervention, qui ont entrainé  des difficultés dans la coordination de la mise en œuvre du Programme ; (iii) la faiblesse des capacités de certaines institutions sous-régionales et nationales à respecter leurs engagements contractuels, ceci a engendré des retards dans la mise en œuvre du Programme ; (iv) la faible communication entre différents niveaux de partenariats ; (v)  le changement du mode de contractualisations effectué en cours de mise en œuvre des activités du Programme, ce qui a engendré plusieurs retards dans les activités dudit programme, etc.
A l’issu de ces communications, des échanges riches et fructueux ont contribué à une meilleure connaissance du niveau de mise en œuvre du Programme, et à tirer des leçons de  la mise en œuvre dudit Programme. Les participants ont par ailleurs reconnu le caractère novateur du PACEBCo, qui a réussi à concilier les objectifs de conservation et celui de l’amélioration des conditions de vie des populations au niveau local dans les paysages, y compris la réalisation des ouvrages de très bonne qualité  dans des sites d’accès très difficiles. 
 
Après les communications en plénière, ont suivi les travaux de groupes qui ont porté sur les leçons apprises de la mise en œuvre du Programme, plus précisément sur les trois thématiques suivants : (i) Cadre institutionnel et stratégie, (ii) gouvernance et suivi évaluation, (iii) conservation et gestion durable.
Les résultats de ces travaux ont été restitués en plénière et ont fait l’objet des échanges. 
Au terme des travaux,  les participants ont formulé les principales recommandations ci-après :
1. Les participants ont sollicité que le Secrétariat Général de la CEEAC puisse organiser une cérémonie solennelle de rétrocession officielle des ouvrages et autres acquis du Programme aux autorités du Cameroun, du Gabon, de  la Guinée Equatoriale,  et de la République Centrafricaine ;
2. Que le Secrétariat Général de la CEEAC prenne des mesures pour la réception provisoire et définitive des ouvrages réalisés et achevés après la clôture du Programme prévue le 30 juin 2017; 
3. Que le Secrétariat Général de la CEEAC puisse également prendre des mesures en concertation avec les autorités des pays bénéficiaires pour boucler les travaux de construction des infrastructures non achevés après la clôture du Programme ; 
4. Que le Secrétariat Général de la CEEAC saisisse les institutions et organisations redevables au Programme, pour restituer les fonds reçus et non justifiés ; 
5. Que le Secrétariat Général de la CEEAC puisse suivre auprès des instances de la BAD, la finalisation de la demande soumise pour le financement d’un nouveau Programme ;
6. Que le montage institutionnel du nouveau Programme et autres initiatives dans la sous-région soit davantage simplifié pour faciliter leur mise en œuvre ;
7. Que le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC développe un système de gestion des connaissances en vue de capitaliser via une banque de données les acquis du programme et autres initiatives sous-régionales de mise en œuvre du Plan de convergence ;
8. Que l’Unité de Gestion du Programme prenne les dispositions pour la tenue d’un Comité de pilotage régional du Programme en marge de la Journée portes ouvertes prévues le 29 juin 2017 à Libreville au Gabon.
 
En marge de l’atelier de capitalisation, il s’est tenu le 16 juin 2017 sous le haut patronage de son Excellence Monsieur Francisco Pascoal OBAMA ASUE, Premier Ministre de la République de Guinée Equatoriale, la cérémonie d’inauguration du Centre de Recherche et d’Etudes écologiques d’Akoa Sakira dans le district de Nsork, faisant partie du paysage transfrontalier Monte Allen-Monts de Cristal.
 
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