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Glasgow, Ecosse 12 novembre 2021-

Le pacte de Glasgow destiné à accelerer la lutte contre le réchauffement climatique, mais sans assurer de le contenir à  1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres.

Après deux semaines intenses de tractations et une journée de prolongations, la COP26, 26e Conférence des Nations unies sur le climat, s’est achevée samedi soir à Glasgow, au Royaume-Uni. Les négociateurs de près de 200 pays sont parvenus à un compromis sur une déclaration finale.

Ce texte, qui n’est pas un nouveau traité international, n’impose rien aux Etats mais leur fait des recommandations et acte ce qui a fait consensus lors du sommet écossais. Baptisé «Pacte de Glasgow pour le climat», le texte a été adopté d’un coup de marteau du président britannique de la conférence mondiale pour le climat, Alok Sharma.

Ce texte, qui n’est pas un nouveau traité international, n’impose rien aux Etats mais leur fait des recommandations et acte ce qui a fait consensus lors du sommet écossais. Baptisé «Pacte de Glasgow pour le climat», le texte a été adopté d’un coup de marteau du président britannique de la conférence mondiale pour le climat, Alok Sharma.

Témoignant de la difficulté à aboutir à cet accord, le président de la COP26 s’est dit d’une voix émue et les larmes aux yeux «profondément désolé» pour des changements de dernière minute introduits sur la question des énergies fossiles à la demande de la Chine et de l’Inde. On ne parle plus de «sortie» des énergies fossiles mais de leur «réduction». New Delhi et Pékin «ont changé un mot mais ils ne peuvent pas changer le signal donné par cette COP : l’ère du charbon touche à sa fin», a analysé Jennifer Morgan, la patronne de Greenpeace International.

De fait, le texte de la décision finale est jugé «pathétique» par les uns, «imparfait» et «a minima» par les autres, «équilibré» selon la présidence britannique de la COP26. Celle-ci avait fait du slogan «maintenir le +1,5 °C en vie» l’un des principaux marqueurs du succès de cette COP. Un mantra sans cesse scandé par Londres, en référence à l’Accord de Paris, qui vise à limiter la hausse de la température moyenne du globe par rapport à la période préindustrielle (1850-1900) «bien en deçà de 2 °C», si possible 1,5 °C.

La décision finale de la COP26 «réaffirme» cet objectif le plus ambitieux de «limiter le réchauffement à 1,5 °C», soulignant que «les impacts du changement climatique seront bien moindres avec un réchauffement de 1,5 °C, comparé à 2 °C». Elle «reconnaît» que pour y parvenir, il faut «accélérer l’action au cours de cette décennie critique».

Le texte appelle donc à des «réductions rapides, fortes et soutenues des émissions mondiales d’émissions de gaz à effet de serre (GES), dont des réductions d’émissions de CO2 de 45 % en 2030 par rapport au niveau de 2010 et à la neutralité carbone vers le milieu du siècle, ainsi que des réductions fortes des autres gaz à effet de serre». Une allusion notamment au méthane, un GES bien plus puissant que le CO2 à court terme.

RÉACTION DE BORIS JOHNSON

"Ma joie devant ces progrès est teintée de déception", a déclaré ce dimanche le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Les 200 pays de la COP26 ont adopté samedi un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres. "Ma joie devant ces progrès est teintée de déception", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, évoquant "ceux pour qui le changement climatique est déjà une question de vie ou de mort".

"Ils exigeaient un haut niveau d'ambition pour ce sommet. Et si beaucoup d'entre nous étaient prêts à faire, ce n'était pas le cas de tout le monde" a-t-il poursuivi, expliquant que "nous pouvons encourager, mais nous ne pouvons pas forcer les nations souveraines à faire ce qu'elles ne souhaitent pas faire. C'est finalement leur décision".

Sur le pacte de Glasgow, le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé samedi soir que l'accord sur le changement climatique conclu un peu plus tôt à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni) était "un grand pas en avant", ajoutant toutefois qu'il y avait "encore énormément à faire". "Il y a encore énormément à faire dans les années qui viennent", a déclaré M. Johnson. "Mais l'accord d'aujourd'hui est un grand pas en avant, et ce qui est important est que nous avons le premier accord international jamais conclu pour réduire l'utilisation du charbon et un plan pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré" de plus qu'à l'ère pré-industrielle, a-t-il ajouté.

ANTONIO GUTERRES DÉÇU MAIS DÉTERMINÉ

"Nous devons mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles. Supprimer progressivement le charbon. Mettre un prix sur le carbone. Protéger les communautés vulnérables. Et honorer l'engagement de 100 milliards de dollars de financement climatique pour soutenir les pays en développement. Nous n'y sommes pas parvenus lors de la COP26, mais nous avons des bases pour progresser", écrit ce dimanche sur Twitter Antonio Guterres. 

Le secrétaire général de l'ONU regrette que la volonté politique collective n'ait "pas été suffisante pour surmonter de profondes contradictions" entre pays. Pour lui, "il est temps de passer en mode 'urgence'".

Réagissant à l'accord d eGlasgow, il affirme que: "La catastrophe climatique frappe toujours à la porte", malgré la conclusion d'un accord samedi à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni). La conférence mondiale sur le climat a débouché sur "des pas en avant bienvenus, mais ce n'est pas assez",